DISSERTATION

1) fichier pdf METHODE DE LA DISSERTATION (version imprimable)

2) Fiche méthodologique proposée par un professeur de Marseille (lien vers doc. WORD imprimable) :

http://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=Lireetsaccomp&e_id=84202

3) Rappels :

  • L’INTRODUCTION (15 lignes environ)

L’introduction est un paragraphe en trois étapes qui s’enchaînent (on ne passe pas à la ligne quand on passe à l’étape suivante) :

● une phrase de contextualisation (présentation d’une époque, d’un mouvement culturel, d’un auteur, d’un genre… suivant le sujet) ;

● une ou deux phrase(s) de présentation du sujet avec la formulation de la problématique ; la citation éventuelle y est expliquée avec ses mots clés ;

● une phrase d’annonce du développement, en plusieurs temps correspondant aux différentes parties du devoir. On se contente de l’interrogation : il s’agit de présenter les éléments, pas de les résumer.

 

  • LE DÉVELOPPEMENT

Comme son nom l’indique, il développe le plan détaillé du raisonnement que vous avez préparé au brouillon et que vous devez ensuite rédiger soigneusement.

* La présentation est claire et aérée :

● Chaque paragraphe (environ 15 lignes) commence par un alinéa ou retrait initial.

● Deux lignes séparent l’introduction et le développement, puis le développement et la conclusion.

● Une ligne sépare les parties du développement.

● À l’intérieur d’une partie, on ne saute pas de ligne ; l’alinéa suffit à marquer les paragraphes, ainsi que la transition de fin de partie.

* Tout est rédigé :

● Les titres des parties et des paragraphes notés au brouillon deviendront des phrases annonçant l’idée directrice de la partie ou l’argument de chaque paragraphe.

● Un paragraphe comporte un argument justifié et développé, illustré par un ou plusieurs exemples expliqués, le tout est suivi d’une conclusion qui sert de bilan à chaque étape de la réflexion.

● On n’isole jamais un exemple à la ligne en le faisant précéder de « ex. : » ou en le mettant entre parenthèses. Toute citation est insérée entre guillemets, dans une phrase bien construite, à l’aide par exemple de la conjonction « comme » ou de l’adverbe « ainsi ».

  • LA CONCLUSION (15 lignes environ)

La conclusion est un paragraphe un peu plus court, en deux étapes enchaînées :

● un bilan du devoir, c’est-à-dire la réponse définitive et synthétique à la problématique (on ne répète pas l’introduction) ;

● une ouverture sous la forme d’un élargissement : lancer par exemple un sujet voisin sur le même objet d’étude, comparer avec un autre objet d’étude.

4) Exemples rédigés :

INTRODUCTION : 

                  [1] Des écrivains ont recours à l’apologue pour défendre leurs idées, pour divertir les lecteurs en les instruisant. Montaigne, quant à lui, a créé le genre de l’essai pour défendre des points de vue en s’appuyant sur l’expérience. S’inspirant de Platon et de la maïeutique socratique, des auteurs comme Diderot ont apprécié le dialogue philosophique. [2] On peut alors s’interroger sur les intérêts respectifs de l’argumentation directe, qui développe ses thèses sans détours, et de l’argumentation indirecte, qui use d’artifices pour faire passer des idées. Ces stratégies ont-elles les mêmes fonctions, la même efficacité ? Visent-elles le même public ? [3] Afin de traiter cette question, nous analyserons tout d’abord les atouts et les limites de l’argumentation directe ; ensuite, nous monterons que d’autres formes littéraires peuvent tout aussi bien convaincre et persuader en recourant à des moyens variés ; enfin, nous verrons que souvent on combine différents stratagèmes pour enrichir la réflexion.

  • retrait initial,
  • 3 étapes équilibrées, qui s’enchaînent avec logique (connecteurs)
  • [1] Je situe d’abord la réflexion dans un contexte plus général (pas plus de 5 lignes)
  • [2] Je présente ensuite le sujet et la problématique qui en découle (environ 5 lignes)
  • [3] J’annonce clairement les deux ou trois parties du développement (environ 5 lignes)

PARAGRAPHE ARGUMENTATIF (DÉVELOPPEMENT) :

Exemple n°1 : § qui défend les mérites de l’argumentation directe.

                 [1] L’argumentation directe, par définition, a déjà le mérite d’éviter les confusions, car l’auteur présente ses thèses sans moyens détournés, s’exprimant en son nom propre, sans dissimuler ses intentions par un quelconque artifice ou au moyen d’une fiction. [2] Bien des écrivains ont recours à cette stratégie qui permet de convaincre le lecteur en faisant appel à sa raison, mais aussi de le persuader, en suscitant chez lui des émotions. En effet, à l’époque de la Renaissance, Montaigne, dans ses Essais, affirme qu’il n’e recherche que la vérité ; il tire directement les leçons de son expérience, et développe ses thèses ou ses doutes en toute simplicité. Pour renforcer son point de vue sur le mariage, sur l’amitié, sur la guerre,  ou sur tout autre sujet, il emploie aussi des citations qui lui servent d’arguments d’autorité ou, à l’inverse, de contre-exemples ; jamais il n’hésite à exprimer son indignation, comme par exemple lorsqu’il évoque la conquête du Nouveau Monde. C’est aussi l’argumentation directe que Victor Hugo utilise dans ses discours politiques ; par exemple,  après avoir découvert la misère dans les caves de Lille l’écrivain a rédigé des textes très polémiques pour sensibiliser les députés de l’Assemblée et faire voter des lois contre les injustices sociales. [3] Chez ces auteurs, la logique et la sensibilité du lecteur ou de l’auditoire sont donc sollicitées ensemble, mais il arrive que l’on privilégie prioritairement la raison, en s’appuyant sur des démonstrations rigoureuses, laissant peu de part aux épanchements lyriques.

  • retrait initial
  • 3 étapes qui s’enchaînent et se complètent
  • [1] J’énonce en une phrase mon idée, qui éclaire un aspect du sujet
  • [2] Je la justifie à l’aide d’arguments précis et d’un exemple (ou deux) analysé(s), commenté(s)
  • [3] Je conclus le paragraphe et assure une transition avec la suite de mon raisonnement.

Exemple 2 : sujet tiré d’une citation de J-P. Sartre « longtemps j’ai pris ma plume pour une épée… » (manuel p. 535 n° 2)

            [1] En effet, la littérature est une arme de combat, lorsqu’elle est satirique ou polémique ; ce mot étant issu d’un mot grec qui signifie « guerre » prouve bien que les mots peuvent être des armes au service des écrivains. [2] Par exemple, Voltaire rédige des contes philosophiques publiés anonymement pour dénoncer librement ce qui lui tient à cœur, par le biais de personnages de fiction, afin d’éviter la censure. Dans Candide et dans Micromégas, Voltaire critique tous les conflits, et sur un ton satirique, la complicité des pouvoirs politiques et religieux. Ainsi, il utilise bel et bien la littérature comme une arme visant à la fois les souverains et l’Eglise. Ils sont les acteurs d’une guerre qui oppose des hommes, c’est-à-dire des êtres qui devraient au contraire chercher à s’entendre, à être solidaires, s’ils sont frères comme les écrits religieux le laissent supposer. Pour Voltaire, déiste, ces conflits politico-religieux sanglants n’ont pas lieu d’être. [3] Derrière ses écrits satiriques et polémiques qui attaquent les institutions, les auteurs révèlent ainsi l’absurdité du comportement humain grâce à l’utilisation de figures de style d’amplification, dans le but de marquer les esprits des lecteurs et de les faire réagir.

d’après Camille D (1ère ES1)

Publié dans : ||le 21 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

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